Ce week-end, l’équipe de France féminine a remporté pour la première fois de son histoire la Ligue Européenne. Une victoire inattendue, mais pas si surprenante que cela selon l’internationale française Lucille Gicquel.
Elles l’ont fait ! Loin d’être favorite chez les bookmakers, l’équipe de France féminine de volley a su montrer ce qu’elle valait pour décrocher sa toute première Golden League. Une victoire en finale contre la République Thèque (3-0), à Orléans, leur a permis de décrocher ce très beau titre. Et forcément, on a tenté d’en savoir plus sur ce succès avec Lucille Gicquel, la Bretonne de cette belle sélection tricolore. Interview.
Que représente cette première historique pour toi ?
On n’arrive pas trop à réaliser. Comme tu l’as dis c’est historique. C’est une grande fierté de faire partie de cette équipe de France. C’est que du bonheur de gagner avec ce groupe-là.
Ce n’était pas forcément un objectif établi. L’idée était vraiment d’essayer de remporter le plus de victoires possible et de passer les étapes. On savait qu’on avait les qualités pour rejoindre le Final Four et pour aller chercher cette finale.
« On a fait le travail »
Lucille Gicquel
Qu’est-ce qui vous a permis d’aller décrocher ce titre ?
C’est très clairement l’état d’esprit ! Notre staff nous a beaucoup aidés, il a fait un super boulot sur le plan de jeu, les analyses des équipes, etc. On a fait le travail. En fait, on a cette mentalité de ne rien lâcher, de toujours savoir rebondir même dans les moments compliqués. On a toujours été dans l’optique de vouloir faire quelque chose. On savait qu’on en était capable, mais on voulait surtout prendre les matchs les uns après les autres. On avait cette volonté de tout donner pour ne pas avoir de regrets, et je pense que c’est vraiment cela qui a fonctionné sur ce tournoi.
Peux-tu nous raconter les coulisses de votre tournoi…
On a fait une phase de poule parfaite et on s’est qualifié assez rapidement pour le dernier carré. On savait au bout du troisième match (la victoire contre la Bosnie) qu’on avait assuré la qualification. C’était déjà le premier soulagement. En fait, dès qu’on franchissait une étape on se disait qu’il fallait continuer. Il y avait toujours une motivation en plus qui venait se rajouter dans le groupe : l’envie d’être première de la poule, celle d’écarter la Croatie, puis de finir en beauté. Le mot d’ordre c’était « c’est bien ce qu’on a fait, mais on peut encore mieux faire ».
« Jouer à domicile est toujours un avantage »
Lucille Gicquel
La compétition était initialement prévue en Ukraine, finalement elle a eu lieu dans plusieurs pays dont la France. Est-ce que le fait de jouer à Orléans a été bénéfique ?
Oui très clairement ! Nos phases finales avaient lieu à Orléans, donc devant notre public. On a pu s’entraîner là-bas quelques jours avant la demi-finale et surtout on n’a pas eu besoin de voyager. On connaissait la salle, car on y avait déjà joué l’année dernière. Les supporters étaient derrière nous, ils étaient nombreux à venir nous encourager en finale. Donc oui, jouer à domicile est toujours un avantage.
Est-ce qu’on peut qualifier cette génération de « génération dorée » ?
Non, je pense que c’est encore trop tôt, mais en tout cas on est sur la bonne voie. On a vraiment trouvé un groupe qui pourrait bien fonctionner dans l’avenir. On a chacune un jeu différent, une personnalité différente et c’est ce qui fait notre force. Maintenant, il nous reste encore beaucoup d’étapes à franchir dont la Challenger Cup. C’est une compétition qu’on n’a jamais disputée jusque-là, elle peut nous permettre de nous qualifier pour la VNL (Volleyball Nations League). Il ne reste plus qu’un ticket à décrocher donc forcément ça ne sera pas facile, mais on y croit !